LA SELLE
La forme de la selle de cheval est induite par une armature rigide, le plus souvent en bois ou en fibre de verre, appelé arçon. Autour de cette armature sont agencées différentes pièces généralement en cuir, parfois en matière synthétique . Le pommeau est une partie bombée à l'avant de la selle, sous laquelle le garrot doit pouvoir s'articuler librement. On dit que la selle doit être bien dégarrotée. Le garrot est une partie très sensible du corps du cheval. La moindre gêne à ce niveau peut affecter la motricité entière de l'animal. La forme du pommeau est donc primordiale dans le choix d'une selle.
Le siège est la partie où l'on s'assoie. Le troussequin est la partie arrière de la selle.
Les quartiers sont de larges pièces généralement souples sur les côtés de la selle.
Les couteaux sont des parties métalliques très solides sur lesquelles coulissent les étrivières au bout desquelles se trouvent les étriers. Ils disposent souvent d'une charnière mobile à l'arrière. Cette charnière permet d'assurer la fixité de l'étrivière, tout en permettant sa libération sous une forte traction (cavalier tombé, pied coincé dans l'étrier).
Les taquets sont des pièces rigides fixées sur les quartiers. Les taquets servent à maintenir les jambes du cavalier en place. Des taquets peuvent se trouver à l'avant des quartiers, à l'arrière, à l'avant et à l'arrière de la selle suivant les spécificités de la selle. Certaines selles n'ont pas de taquets. Une selle est appelée selle équipée lorsqu'elle est pourvue des étrivières, des étriers et d'une sangle. Une selle qui n'a pas ces éléments est dite selle nue. La surface extérieure d'une selle est généralement du cuir. Il existe également des selles en matière synthétique. Leur entretien est facile mais leur durée de vie est moindre, soit, pour les modèles les plus hauts de gamme, une petite dizaine d'années. Ce faible coût par rapport aux selles en cuir les rends donc particulièrement indiquées pour les cavaliers montant de manière peu intensive, ou pour des jeunes en pleine croissance ayant besoin d'une selle technique et bon marché. Ces selles s'adaptent au dos du cheval, grâce à un jeu d'arcades ouvrant plus ou moins le pommeau pour y loger le garrot du cheval. De plus, des accès faciles à des logements vides permettent de modifier l'assise sans toucher à la matelassure initiale, souvent composée d'air sous pression.
À noter qu'il existe aussi des selles dressages sans arçon qui peuvent être utilisées pour toutes les disciplines, et notamment le dressage, la randonnée ou l'équitation western. Ces selles ont l'avantage d'épouser parfaitement l'anatomie du cheval et d'accompagner ses mouvements grâce à leur souplesse. Elles permettent également de ressentir au maximum les mouvements du cheval. Le seul inconvénient est qu'elles sont plus couteuses que les selles ordinaires.
Entretien
Un bon entretien est une garantie pour la longévité de la selle.
Selle neuve : le cuir, matériau naturellement fibreux et poreux, doit être nourri plusieurs fois avant sa première utilisation afin d'acquérir souplesse et confort. L'huile de pied de bœuf ou une huile végétale prévue pour cela sont indiquées. Ces huiles sont appliquées à l'aide d'un pinceau souple et propre. Certains selliers, comme Frédérick Butet par exemple, huilent les selles une ou deux fois avant de les livrer à leur propriétaire . À noter que la couleur « havane » (brun clair) peut foncer de plusieurs tons après absorption de l'huile.
Entretien courant : l'idéal est de passer une éponge enduite de savon glycériné après chaque utilisation. Ce savon nettoie le cuir tout en le nourrissant. un cuir non entretenu, quelle que soit sa qualité, devient sec et se craquèle.
Après la pluie : il est conseillé de laisser sécher la selle loin d'une source de forte chaleur. En effet la température de séchage doit être tempérée afin d'éviter un dessèchement trop rapide. Une fois la selle sèche, une huile (de pied de bœuf ou végétale) est appliquée et elle est mise à sécher de nouveau.
L'huile a aussi la fonction de protéger la selle des projections de sable, des frottements importants et évite une pénétration trop forte de la pluie.
Modèles
Il existe différents modèles de selles qui dépendent de l'utilisation du cheval et/ou du pays d'origine.
Selle de dressage
Comme les cavaliers de dressage chaussent long, avec une longueur d'étrivière importante pour mieux encadrer le cheval avec les jambes, les quartiers de ces selles descendent bas, afin que le haut de la botte n'accroche pas le bas du quartier de la selle. Afin de maintenir la position idéale du cavalier, les sièges sont creux et les quartiers possèdent d'importants taquets avant. Ces taquets peuvent être appelés bananes lorsqu'ils descendent sur toute la longueur avant du quartier. Ces selles ne possèdent souvent pas de taquets à l'arrière afin de faciliter le recul de la jambe qui peut ainsi être utilisée pour demander certaines figures de dressage.
Elles sont conçues pour coller au cheval afin de permettre au cavalier de ressentir les moindres mouvements de son cheval.
Ces selles disposent d'une sangle spéciale, très courte. En effet, les boucles de la sangle ont tendance à créer des sur épaisseurs sous les quartiers. Pour conserver un contact optimal entre la jambe du cavalier et le flanc du cheval, les sanglons sont rallongés et la sangle raccourcie afin que le point de sanglage se situe en dessous du quartier de la selle.
Selle d'obstacle
Selle de saut d'obstacles
La forme générale de cette selle est un compromis afin de permettre au cavalier d'être près du corps du cheval pour optimiser les sensations, et d'amortir les chocs à la réception d'un saut grâce à d'épaisses matelassures. Les quartiers sont généralement plus allongés vers l'avant afin que le genou du cavalier en suspension puisse s'y poser.
Elle peut être dotée de taquets à l'avant et à l'arrière afin de limiter les mouvements de jambes. Le siège peut être de presque plat (pour favoriser la liberté de mouvements) à demi-creux (pour permettre meilleure fixité de position) en fonction du style de chaque cavalier.
Autres selles .
Selle de course Selle de cross Selle de randonnée Selle d'endurance Selle de voltige Selle de Voltige cosaque Selle de TREC (Technique de randonnée équestre de compétition) Selle de polo Selle mixte Selle amazone Selle mexicaine Selle australienne Selle camarguaise Selle espagnole Selle portugaise Selle islandaise Selle d'arme Selle de vaquera Selle de roping Selle de cutting Selle à piquer Selle de débourrage Selle Western Selle de baril
Notes et références
De manière générale, la "mise en main" en équitation est un terme se reportant aux concepts de placé de la tête et de position de l'encolure : elle regroupe toutes les actions du cavalier visant à apprendre à son cheval comment se placer. Mais pas seulement : ce terme englobe en outre la mise en place d'un dialogue main/bouche. Ainsi, le cheval apprend a se placer, a écouter et le cavalier apprend a discuter. La mise en main est un travail de fond, rigoureux et récurrent à différencier de la mise sur la main qui permet d'obtenir les fruits d'une mise en main bien faite : un placé tête-encolure adapté et surtout, sans résistance.
Que faire ?
Que chercher ?
Qu'obtenir ? Une mise en main bien faite est caractérisée par la légèreté de la main, la compréhension mutuelle et un confort durable. Un vieil adage d'affirmer qu' il faut être deux pour tirer" ainsi pour être léger, il faut maintenir un contact franc et constant avec la bouche de sa monture, ceci afin d'éviter les heurts. La tension appliquée ne saurait excéder quelques centaines de grammes : la main doit être ferme et douce ("main de fer dans un gant de velours"), le poignet et l'épaule souples afin que le cheval puisse se tendre, sans pour autant s'appuyer ou la fuir. Mettre en main, c'est aussi se comprendre, apprendre au cheval qu'il ne doit pas fuir ou amplifier une tension, mais "écouter" ce que lui dit le cavalier. Et enfin, elle permet de trouver un compromis entre efficacité et confort pour le cheval, mais aussi pour le cavalier.
La mise sur la main? Avant même de mettre un cheval sur la main, on peut discuter se faire comprendre de lui : lui dire de tourner, de s'arrêter... cela constitue déjà une partie de la mise en main. Mais pour aller au delà, faire des figures plus complexes, déplacer le centre de gravite de son cheval, lui donner des ordres plus fins, moins visibles... il faudra toujours passer par une mise sur la main. Le plus petit commun dénominateur des mises sur la main semble être la constance de l'angle que forment les segments tête/encolure du cheval (compris entre 45 et 120 degrés). Mais cette fourchette est assez large et la hauteur -voire la forme- que prend l'encolure sont très variables suivant l'exercice ou le cheval.
Le ramené? Descente d'encolure?
Il existe au moins deux paramètres sur lesquels jouer pour modifier l'équilibre du cheval. Un troisième serait la position du garrot que l'on préférera haute. En réalité, il ne s'agit pas seulement de garrot, mais aussi la base de l'encolure. Ainsi un garrot haut est caractérisé par la "disparition" de l'os du garrot a proprement parler entre les muscles surélevés de la base de l'encolure. A l'inverse un garrot bas ou affaisse sera bien visible et aux contours creux.
L'encolure peut être maintenue droite, la tête haute, le garrot bas, avec le chanfrein légèrement en avant de la verticale (angle tête/encolure de 100-120 degrés) : c'est la position exigée en concours de dressage de classe E. C'est une position par "défaut" qui consiste simplement en un ramène de la tête. Cette position entretient généralement des tensions aux niveau de la nuque qui bloquent la locomotion du cheval. Malgré tout, ce placement peut-être nécessaire a l'abord d'un droit par exemple. Le cavalier plus expérimente favorisera dans le même contexte la tête haute, le chanfrein légèrement en avant de la verticale, l'encolure légèrement curvée et le garrot proéminent, ce qui favorise l'engagement des postérieurs, évite la crispation de l'avant-mains et améliore "l'enroulement" autour de l'obstacle. En dressage de haut niveau, le garrot doit rester proéminent, l'encolure doit faire montre d'une harmonieuse inflexion, la nuque doit constituer le point le plus haut et la tête est a la verticale. Cela permet, en repoussant le centre de gravite du couple vers l'arrière d'obtenir un dégagement de l'avant-main et un engagement maximal.
La mise sur la main en gardant l'encolure dans le prolongement du dos n'est souvent utilise que par les randonneurs ou en endurance. Ce que l'on recherche dans ce cas la, c'est la stabilité et l'économie d'énergie. Il ne sert a rien de faire engager les postérieurs, ni de libérer l'avant-main. En outre, on place rarement la tête, ce qui permet une totale liberté de mouvement. Le cheval peut alors librement voir ce qui l'entoure, ce qu'il trouve rassurant.
Il est aussi d'usage de mettre son cheval sur la main suite a une extension d'encolure. La tête est alors basse. En général cette disposition est adoptée lors du travail (par opposition a la présentation). Il y a, la encore, plusieurs niveaux. La tête peut se situer a hauteur des genoux, l'angle tête/encolure devant être maintenue entre 90 et 110 degrés. Cette position engendre l'étirement du dos et un travail musculaire soutenu. Il est tout a fait possible d'obtenir un bon engagement des postérieurs dans cette position. En outre, elle est idéale pour travailler le rebond et l'impulsion. Toutefois, il faut absolument prendre garde que le garrot ne s'affaisse pas : trop souvent, l'encolure reste droite, alors le garrot est bas et on obtient un cheval "sur les épaules" (i.e. dont le centre de gravite est décale vers l'avant). On se devra alors d'obtenir plus d'engagement et un garrot qui s'élève (bien que la tête, elle, reste basse). Cette position est souvent adoptée par les cavaliers de saut et de dressage professionnels lorsqu'ils travaillent. On l'utilise la plupart du temps durant la détente et sur quelques foulées si on sent que le cheval se crispe. On qualifie d'en capuchonné un cheval qui a l'encolure curvée et la tête a hauteur du poitrail. C'est une faute en concours de dressage. Mais au travail cette position peut se révéler fort utile, surtout dans la gestion de l'impulsion ou dans les allures rétrogradés. Cependant, cette position entraine souvent un affaissement du garrot (sans pour autant impliquer l'avancement du centre de gravite) et une tension au niveau de la troisième ou quatrième vertèbre. Ce qui est incompatible avec la décontraction de l'avant main. C'est aussi ce que Baucher nommait le "ramène outre". L' hyperflexion (?Rollkur) consiste a ramener le bout du nez presque en contact avec la partie inférieure de l'encolure. Des études vétérinaire ont démontré que, bien faite, il n'y avait aucun danger pour le cheval. En effet, certains défenseurs des animaux ont été horrifiés de voir des chevaux montés comme cela. Ils s'inquiétaient de l'obstruction des voies aériennes et des méfaits que cela pouvait avoir sur les os et ligaments de l'encolure. Néanmoins, ceci n'est utilise que par des professionnels qui jugent a-propos, ponctuellement, d'en faire usage.
l'hippologie, du grec ιππος (cheval) et λόγος (discours) étudie le cheval dans sa globalité. Cette étude comprend l'organisation et l'anatomie du cheval ainsi que son comportement et son entretien.
Extérieur
Par convention, le cheval se compose de trois parties externes principales :
l'avant-main qui comprend la tête, l'encolure, le poitrail et les membres antérieurs ;
l'arrière-main composé de la croupe, les hanches, les membres postérieurs et la queue ;
le corps qui est la partie centrale.
l'avant-main .
L'avant main possède la tête : oreille, nuque, salière, cils, œil, paupière, apophyse zygomatique, veine jugulaire (sur l'encolure), toupet, tempe, front, chanfrein, bout du nez, lèvre supérieure, lèvre inférieure, menton, barbe, ganache, auge, joue, gorge (sur l'encolure). Elle possède également une crinière, l'encolure, épaule, pointe de l'épaule, poitrail, membres : avant bras, genou, canon, boulet, pied, talon, paturon, fanon, couronne, sabot, pli du paturon, ergots et leurs fanons, tendons, pli du genou, châtaigne, pointe du coude.
Corps .
Le corps est la partie de l'anatomie du cheval, qui se trouve sous le cavalier lorsque celui-ci monte le cheval.
Arrière-main.
Anatomie
Dentition
La denture d'un cheval adulte est composée des deux dents de devant appelées pinces entourées de deux mitoyennes également entourées de deux coins. Les pinces, les mitoyennes et les coins sont les incisives. Après se situe la barre qui est un espace sans dents. Les mâles ont tous 4 Canines appellés crochets, à la différence des juments qui n'en possède pas. Parfois, sous l'effet d'hormones, une jument peut en avoir, mais cela est très rare (une jument porteuse de canines est appelée bréhaigne). Ensuite se présentent trois paires de prémolaires et trois paires de molaires.
Les dents évoluent tout au long de la vie du cheval. Ses dents poussent toute sa vie. En étudiant la forme des incisives il est possible d'évaluer l'âge.Un cheval mâle adulte possède 40 dents, mais il peut en avoir 44 au maximum. Les juments adulte ont 36 dents.
Appareil cardio-vasculaire
Appareil cérébral
Appareil locomoteur
Squelette
Le squelette du cheval représente environ 8 % du poids du cheval. La croissance du squelette du cheval se termine vers l'âge de cinq ans approximativement, chiffre qui varie selon les races. Le cheval possède sept vertèbres cervicales, 18 vertèbres thoraciques ou vertèbres dorsales qui soutiennent les côtes (18 paires de côtes, soit 36 côtes), six vertèbres lombaires, cinq vertèbres sacrales, 15 à 18 vertèbres caudales (de la queue).
Le cheval possède plus de 200 os :
certains sont longs (humérus, péroné, ...) ;
certains sont courts (les vertèbres, les os du carpe et du tarse, ...) ;
certains sont plats (les os du bassin, l'omoplate, ...).
Jambes et pieds.
Le cheval possède quatre membres appelés aussi jambes qui se terminent par un pied.
Une comparaison avec l'anatomie humaine permet de comprendre les particularités de cet animal. Le sabot du cheval correspond à un ongle de l'homme et le cheval marche ainsi sur l'équivalent d'un doigt qui remonte jusqu'au boulet. Le canon équivaut à la plante de nos pieds ou à la paume de nos mains, tandis que le genou correspond au poignet et le jarret équivaut à la cheville de l'homme. Le grasset du cheval correspond à notre genou. Tout comme le coude du cheval, il est situé contre le corps du cheval.
Les jambes du cheval peuvent être tendues avec un minimum d'effort grâce à un ensemble de muscles et ligaments appelés stay apparatus. Cette particularité anatomique permet au cheval de passer une partie de son sommeil en étant debout et d'être ainsi plus efficace pour fuir les prédateurs. Il est au courant de voir aussi un cheval se tenir sur trois jambes grâce au stay apparatus et d'ainsi reposer un autre membre.
L'aplomb désigne la manière dont un membre est orienté sous le corps du cheval. Cette caractéristique a une influence sur la qualité des allures. Un aplomb à l'arrêt peut être considéré comme correct lorsque les jambes sont à la verticale et dans le cas contraire, il est considéré comme défectueux. En mouvement, un aplomb est de qualité correcte lorsque le cheval marche en ligne, c'est-à-dire que les membres antérieurs et postérieurs sont sur une même ligne.
Le pied est l'extrêmité des membres du cheval. Le pied est composé d'un sabot, enveloppe cornée, qui entoure des parties vivantes. Cette partie correspond à l'ongle d'un doigt humain et provient d'une évolution vieille de 55 millions d'année pendant laquelle les autres doigts se sont atrophiés car l'ancêtre du cheval était passé d'un milieu de vie avec un sol spongieux à un sol dur.
Le pied est une partie est fondamentale du cheval, d'où le vieux dicton « Pas de pieds, pas de cheval ». Au galop, tout le poids du cheval repose pendant un court instant sur un pied et plus précisément sur la paroi d'un sabot. Ce dernier est en croissante permanente de 8 à 10 mm par mois. Dans la nature, le cheval use les sabots au même rythme que la repousse. Le cheval domestiqué qui travaille subit une usure rapide de ses sabots, d'où la nécessité de faire poser des fers par un maréchal-ferrant
Les mâles adultes, même castrés possèdent 40 dents contrairement aux juments qui n'en possèdent que 36 car ils ont deux paires de canines de plus qu'elles sur la mâchoire inférieure et supérieure.
Les rares juments qui en sont pourvus sont appelées « bréhaignes », on les dit à tort, stériles et caractérielles.
Comportement.
Le spécialiste du comportement du cheval est appelé éthologue équin. C'est lui qui essaye de décrypter le comportement et les attitudes des chevaux.
La saison des amours .
La saison des amours se déroule au printemps chez les équidés. Quand les jours commencent a s'allonger, la lumière stimule la sécrétion de certaines hormones, autant chez le mâle que chez le femelle, ses hormones les préparent à la reproduction. Quand les juments sont prêtes, elle émettent des phéromones, dont l'odeur se dégage au niveau des flancs et de la croupe. L'étalon prêt à s'accoupler peut percevoir ces odeurs à plus d'un kilomètre de distance.
En liberté dans une harde.
Il est important de connaître les besoin d'un cheval en liberté pour mieux comprendre votre cheval mais aussi pour mieux les reproduire.
L'organisation de la harde :
Elle est le plus souvent formée d'un étalon et d'une jument dominante, viennent ensuite les juments plus ou moins nombreuses et leurs poulains. Les juments exercent le rôle de reproductrices et de nourrices des poulains. La jument dominante s'occupe, elle, de l'éducation des poulains les plus irrespectueux. Les jeunes étalons quand il sont en âge de se reproduire sont chassés ou s'en vont eux-mêmes du groupe et forment souvent des groupes à part avant de former eux-mêmes leur propre harde de juments.
La nourriture :
En liberté, le cheval passe près de 16 heures par jour à brouter, c'est son activité principale. Lors des hivers rigoureux, ces heures augmentent en raison des besoins énergétiques qui augmentent aussi pour lutter contre le froid. Ses dents "avancés" et son appareil digestif de petite taille sont adaptés à cette activité, son intestin de petite taille n'est pas prévu, au contraire des ruminants pour stocker de la nourriture en grande quantité et lui impose donc de prendre des repas plus petits et plus nombreux, chose qu'il fait en broutant continuellement. Une autre activité importante pour le cheval est la recherche de nourriture, en effet, il doit changer de lieu de pâture lorsque l'herbage vient à manquer et parcours ainsi des distances très importantes avec sa harde. Le cheval en liberté doit aussi trouver de quoi assouvir sa soif. Un cheval boit 20 à 40 litres d'eau par jour et parfois plus en fonction des conditions climatiques (température, vent, humidité...), de sa taille, des efforts fournis et de la nature de son alimentation.
Le sommeil:
Le cheval consacre peu de temps au sommeil, dans la harde, le chevaux ne dorment jamais tous en même temps, ils se relaient en cas de danger. Le cheval ne dort pas plusieurs heures d'affilé mais de petites périodes. Les chevaux dorment généralement debouts mais il peut leur arriver de se coucher s'il sont en sécurité.
La fuite:
Le cheval est un animal bâti pour la fuite. Au moindre danger, les chevaux qui "guettent" peuvent percevoir à des centaines de mètre, le cheval prendra instinctivement la fuite.
Cheval domestique .
Sport
Il existe de très nombreux sports équestres, variés et divers.
Voici quelques exemples :
Les 3 disciplines olympiques :
Le CSO (concours de saut d'obstacle) : c'est la discipline équestre la plus pratiquée en compétition. Le cavalier et son cheval doivent sauter des obstacles mobiles disposés sur un parcours en faisant un temps le plus rapide possible et sans toucher ni faire tomber les barres.
Le dressage : c'est la discipline qui juge les qualités de communication entre le cavalier et son cheval. Le couple cavalier-cheval doit réaliser des figures de manège et des transitions d'allures le plus parfaitement possible, ils sont jugés par des juges.
Le CCE (concours complet d'équitation) : Il regroupe une épreuve de dressage, une épreuve de saut et un cross.
D'autres disciplines :
La voltige
L'attelage
Le TREC (techniques de randonnée équestre de compétition)
Le Pony games
La monte en amazone
Le ski joëring
Le polo
Le horse-ball
L' équitation Western
L' endurance
Le hunter
Courses.
le choix de la selle
tous ces points sont INDISPENSABLES à contrôler. Un seul point non conforme entraînera une douleur, voire une profonde souffrance pour le cheval. Malheureusement le cheval ne sait pas qu'une selle peut être confortable pour lui. Il ne va que très rarement se rebeller contre un problème de selle.
Il nous revient d'être attentif à ces quelques points pour son confort afin qu'il puisse nous donner le maximum de son potentiel en parfaite harmonie.
La taille de la selle pour le cavalier
En général, lors de l'achat d'une selle, on ne trouve qu'une seule mesure. Elle est exprimée en pouces ('') et ne concerne QUE la taille du siège pour le cavalier. Une longe selle (18'' et plus) n'est absolument pas une selle prévue pour un cheval de trait!
Corpulence du cavalier
Taille Selle Anglaise
Taille selle Western
Longueur en cm
-> 50 kg
16"
14''
40.64 cm
50-80 kg
17''
15''
43.18 cm
> 80 kg
18''
16''
45.72 cm
Un pouce fait 2.54 cm, la mesure se prend différemment sur une selle western ou une anglaise. Pour la selle western on prend la mesure au début du siège ,en bas du pommeau jusqu'au au haut du dossier du même siège .
Pour une selle anglaise ,la mesure se prendra d'un des rivets du pommeau jusqu'au milieu du troussequin.
La taille de la selle pour le cheval
Elle ne se trouve que très rarement mentionnée. Il n'y a pas de normes, pas de standard dans la mesure du dos du cheval. Laissant ainsi un flou et c'est une des raison principale pour laquelle l'achat d'une selle est si complexe!
Les rares fois où elle est mentionnée, on parle de l'ouverture d'arcade (bien que ce ne soit pas une garantie que toute la selle s'adapte au cheval) qui est l'ouverture au niveau du garrot (ou largeur d'arcade exprimée en cm).Cette mesure se prend à l'aide d'une règle souple ou d'un fil de fer, deux doigts derrière l'épaule du cheval. Malheureusement, ces mesures ne sont pas 100% fiables, car elles varient entre les fabricants.
Ce que j'ai pu récolter comme informations.
Angle
Ouverture d'arcade
Wintec
Western
69-75°
28
jaune
75-81°
29
vert
81-87°
30
noir
86°
Arabian
87-93°
31
bleu
90°
Regular ou semi QH
94°
Full QH
93-99°
32
Rouge
99-105°
33/34
blanc
A noter que les chevaux de type Tinker, Haflinger, Merens, Fjord etc..ont fréquemment des angles de garrot de l'ordre de ,120 à 130°...d'où les soucis des propriétaires à trouver une selle adaptée à leur cheval.....
Si vous ne pouvez pas tester la selle sur le cheval, vous pouvez faire un gabarit.
Vous prenez trois mesures , une verticale, deux doigts derrière l'épaule du cheval, une verticale au niveau de la dernière cote ,et la troisième sur le dos du cheval ,horizontale entre les deux autres mesures.
Vous reportez ces trois formes sur un carton et vous pouvez les découper et les assembler. Une fois en sellerie, il est ainsi possible de voir si la forme correspond au cheval.
Exemple de selles non adaptée, les lignes du bord de la matelassure doivent suivre la ligne du dos du cheval, à l'avant comme à l'arrière de la selle
La position idéale de la selle sur le cheval.
Le quartiers de la selle doit se situer deux doigts derrière l'épaule afin de laisser la place a l'épaule pour bouger correctement. Imaginez-vous avec une longue jupe étroite pour courir. Vos mouvements sont bloqués par la jupe. Il en est de même pour la selle, a moyen terme, cela entraînera des lésions d'épaule du cheval.
D'autre part, l'accélération des allures supérieures (trot-galop) entraîne une multiplication du poids du cavalier par 4. Donc si vous pesez 70 kg, au galop, le cheval vous ressent comme si vous pesiez 280 kg. Si en plus, vous êtes assis trop en avant, cela va créer un déséquilibre du cheval sur son avant-main. Il sera très difficile pour un cheval d'être léger au niveau de son avant main si on lui fait porter un tel poids sur les épaules. Dans le monde du dressage de haute compétition, on prend comme repère que le pommeau de la selle doit être derrière les derniers crins de la crinière.
L'augmentation de poids sur la garrot va entraîner les vertèbres en flexion et le risque de frottement des têtes des vertèbres est donc accru ce qui crée l'arthrose des têtes des vertèbres (kissing spine).
Dernière chose, la selle trop en avant, va reculer le centre de gravité de la selle vers l'arrière (car la selle se lève à l'avant), la position du cavalier sera moins équilibrée.
Bref, plein de raisons de mettre sa selle derrière le garrot, pour leur bien être et leur performance.
Le garrot doit être libre, la selle ne doit ni appuyer dessus, ni sur ses cotés. Dans l'idéal, on doit pouvoir passer trois doigts entre le dessus du garrot et le pommeau et deux doigts sur les cotés.
Les sanglons doivent tomber verticalement et la sangle doit se trouver une main derrière le coude du cheval.
Utilité - inutilité des amortisseurs?
A priori inutile sur une selle adaptée, un courant de mode a mis cet accessoire au rang d'élément indispensable
pour le bien être du cheval... Amortissement des chocs, amortissement des pics de pression...beaucoup d'arguments ont étés trouvés pour décider le cavalier à investir.
Quand on mesure, ce n'est malheureusement pas toujours le cas! Dr Harman (vétérinaire américaine, la plus grande spécialiste mondiale des selles) lors d'une étude spécifique a trouvé que plus de la moitié des pads ou amortisseurs entraînent l'effet contraire escompté au départ. Les chevaux sont plutôt gênés voire blessés.
- La cause essentielle de ce résultat est le fait qu'en utilisant un tapis épais, on surélève la selle et au lieu que la
pression s'exerce au milieu de la musculature dorsale, elle va se faire plus sur ses bords, plus près de la colonne vertébrale,là ou le muscle est plus fragile.
- La deuxième cause est lorsque la selle est déjà trop étroite. Rajouter une couche revient a mettre des grosses chaussettes épaisses pour combattre les douleurs dues à des chaussures trop petites...
Par contre, il existe quand même des cas où cet investissement est très bénéfique.
Un développement récent de l'industrie autour du cheval mérite l'intérêt : c'est la découpe anatomique. Sans conteste cette invention libère le garrot du cheval de tout mauvais dégarrotage de la chabraque. A consommer sans modération!
Si on veut quand même investir dans un amortisseur, on peut déjà soi même évaluer le risque que celui ci ne créera pas de surpression principalement en contrôlant ces quelques points:
La selle: sa gouttière doit être large, on doit pouvoir passer au minimum 3 à 4 doigts sur toute sa longueur.
L'on pose la selle nue sur le cheval et on regarde de puis sa croupe si le jour est bien visible tout le long de la colonne. Si ce n'est pas le cas avec la selle nue, il est bien sur certain que l'amortisseur accentuera la pression sur la colonne.
l'amortisseur doit laisser la possibilité de dégarroter facilement. Donc soit en étant en deux parties, soit dans un matériaux très fin ou très souple (et non glissant). On doit a tout prix éviter l'écrasement du garrot.
Les selles sans arçon
L'idée de base de la selle sans arçon est de suivre les mouvements du cheval. En effet, un arçon est relativement rigide et la colonne du cheval est quand même bien plus souple. Lorsqu'on demande certains mouvements latéraux, l'arçon peut être source de gêne. En parallèle, vu que cette selle est souple, elle peut s'adapter à plusieurs morphologie de chevaux, idée très séduisante pour tous ceux qui ont sué pour trouver (ou surtout ne jamais trouver) une selle adaptée à leur cheval.
L'inconvénient majeur est que sans structure rigide, le poids du cavalier ne peut pas être réparti sur une aussi grande longueur qu'une selle avec arçon, donc concentration du poids du cavalier. La bonne surprise est que la selle a une surface d'appui tellement large que les pressions sont effectivement plus concentrées sur une petite portion de la colonne, mais avec des pressions moyennes très faibles vu la surface. Un des soucis majeur de cette selle est que le cavalier est reculé sur le cheval (pour être assis le plus près de la 13 eme vertèbre thoracique, celle qui est la plus apte a porter du poids, vu qu'elle fait la clé de voûte de la colonne). Donc si le cheval est rond, le cavalier a tendance a faire du ''grand écart'' et le contact du bas de la jambe n'est plus aussi facile. Pour de la promenade, aucun souci, mais en dressage, cela peut être un réel handicap.
Malheureusement, si on peut quasiment conseiller les yeux fermés cette selle aux chevaux ronds, il n'en va pas de même pour les chevaux à la colonne proéminente. Car l'absence d'arçon peut entraîner un appui sur la colonne, autant latéralement que verticalement. Pour ces chevaux, l'essai est conseillé et le tapis qui optimise la gouttière indispensable.
Une selle qui appuie sur le garrot est la principale source de problème de santé graves (jusqu'aux problèmes de boiteries des antérieurs). Il est donc plus qu' indispensable d'essayer une selle avant de l'acheter, le risque est de blesser son cheval est grand si on ne contrôle pas ce point. Une fois en selle, essayez de mettre un doigt entre la selle et le garrot...si ca vous fait mal, imaginez coté cheval! Il faut absolument que la colonne soit libre!